Tatiana Théron, La Sorcière Rature, tomes 5 et 6
Littérature jeunesse


Tome 5 : Avec l’arrivée du printemps, l’ambition de Rature est décuplée, aucun sort ne lui semble hors de portée ! Mais cette magie est difficile à maîtriser et une erreur peut entraîner des conséquences vraiment inattendues… Bien entourée, Rature peut compter sur ses amis pour l’aider même dans les situations les plus incongrues. Pendant qu’elle se consacre à ses nouveaux apprentissages, elle ne se doute pas qu’une nouvelle menace se dessine à l’horizon et qu’elle et tous ses proches vont devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour se sortir d’une périlleuse situation…
Tome 6 : Lorsque l’amitié, l’amour et la persévérance sont réunis, les idées peuvent éclore, le talent être enfin récompensé… Au cœur d’un été accablant, Rature démontre une fois de plus son ingéniosité. Surtout, elle trouve enfin la spécialité dans laquelle elle va exceller, guidée par sa générosité. Le temps passant, l’histoire de chacun se précise. Toutefois les trois sorcières ne manqueront pas une occasion de transmettre quelques principes, différentes dans leurs choix et leurs caractères, mais unies par leurs valeurs et leur affection.
Michel-André Lévy, Histoire de la région de Palestine
Histoire

Depuis le 7 octobre 2023 le conflit israélo palestinien s’impose dans les médias ainsi que dans certaines manifestations publiques. Les positions exprimées sont souvent catégoriques mais elles font parfois référence de manière tout à fait erronée aux événements passés, qu’il s’agisse de faits récents ou d’épisodes plus anciens. Or pour obtenir une vision pertinente de la situation comme pour pouvoir en débattre utilement, il est indispensable de s’appuyer sur des faits historiques solidement établis.
C’est dans cet objectif que Michel-André Lévy retrace ici l’histoire de cette région (historiquement « la région de Palestine »). Il a choisi de le faire en remontant le temps. Le premier chapitre déroule les événements relativement proches, depuis le plan de partage de l’ONU (1947) jusqu’au 7 octobre 2023. Le deuxième chapitre (1914 – 1947) plonge un peu plus loin dans les racines de la situation.
Enfin le troisième chapitre part des origines (l’âge de bronze) pour brosser une vision complète de l’histoire de la région.
Les questions suscitées par un chapitre trouvent ainsi leur réponse dans le chapitre suivant et le lecteur découvre progressivement des périodes qui lui sont peut-être moins familières et contribuent à expliquer la situation présente. Cette articulation didactique, le format court et un grand nombre de cartes illustratives font de ce livre un ouvrage très accessible et instructif.
Polytechnicien, historien amateur, Michel-André Lévy traite les événements et les situations historiques avec rigueur et esprit de synthèse. Il a publié en 2014 aux Editions Jourdan L’étonnante histoire de la numérotation des rois de France, ouvrage qui fait le point de manière complète sur un sujet central de l’Histoire de France qui n’avait encore jamais été étudié.
Martine Lucchesi, Naissances buissonnières
Préface-entretien avec Jean-Claude Moscovici

Debout contre la fenêtre, les yeux transis de fantômes et d’histoires, je me diluais dans la nuit et, là-bas, dans la poussière refroidie du terrain vague, ma langue se déliait, elle recueillait les crissements imaginaires et les plaintes stériles des voitures hoquetantes. J’étais ce tourbillon de mots trébuchant sur l’absence, et dans ma recherche éperdue de signes familiers, j’apprenais cette étonnante complicité des enfants égarés avec les choses et le monde.
Martine Lucchesi est professeur chaire supérieure de philosophie. Elle a enseigné en classes préparatoires au lycée Henri IV de Paris, ainsi qu’à Sciences-Po Paris. Elle est l’auteur de plusieurs articles dans les revues Autrement, Les Cahiers philosophiques, TDC, Souffles, Neige D’Août, ainsi que d’essais dont L’art aux Editions du Retour et À chacun selon son mérite aux Editions Ellipse. Elle a réalisé un entretien avec Jean-Paul Sartre pour Les Cahiers sens public.
Depuis 2018, elle est narratrice plasticienne pour les expositions américaines du photographe François l’Hotel et auteur dramatique.
Tatiana Théron, Une Dispersion

On achève bien les chevaux, ce film lui revenait en mémoire, ce terrible huis-clos, ces couples qui dansaient jusqu’à l’épuisement dans une succession frénétique de journées et d’épreuves, sous l’œil goguenard et cynique du commentateur, devant le public ahuri par son propre voyeurisme, quel curieux ballet que ces gens qui se succédaient dans un immeuble, une folle improvisation des êtres, une chorégraphie d’animaux et de meubles, dont certains, lors du jeu de la vie, sortaient les pieds devant, sous le regard de son voisin qui se pressait pour ne pas rater sa nouvelle série.
A l’instar de Maddie, dynamique octogénaire, tous les locataires du 5 rue Émile Verhaeren, pris dans le tourbillon de leurs vies, un jour, partiront de leur appartement parisien. Comment, pourquoi… le savent-ils vraiment eux-mêmes ?
Tatiana Théron est née en 1978. Juriste de formation, professionnelle de l’édition, elle consacre une grande partie de sa vie à l’écriture. Une Dispersion est son cinquième roman aux Editions du Retour. Tatiana Théron a également publié le premier tome d’une série Jeunesse, La Sorcière Rature.
Michel Marbeau, Guide Culturel de Rome, Comprendre la Ville Eternelle
Edition augmentée 2024

Ce guide est né à partir d’un voyage scolaire organisé par un établissement parisien, l’École alsacienne. Il s’agissait de mettre à disposition des accompagnateurs un outil pratique et complet permettant à des non spécialistes d’expliquer assez précisément les lieux et œuvres vus. C’est aussi le résultat de plus de quarante ans de séjours réguliers dans la Ville Éternelle. Ce guide prétend être une sorte d’intermédiaire entre un guide traditionnel, dont le contenu peut parfois être assez pauvre et le livre spécialisé, trop complet ou trop savant. Il ne s’agit pas de se contenter de décrire, mais d’expliquer. Nous avons aussi laissé une place importante à l’iconographie et notamment à la photographie, afin que le lecteur puisse immédiatement comprendre et voir ce qui est expliqué.
L’auteur a opté pour un classement alphabétique, qui permet une recherche aisée des lieux. Ceux qui veulent aller plus loin pourront trouver des éléments supplémentaires dans la bibliographie. La majeure partie des photographies a été prise par l’auteur. Droits réservés.
Michel Marbeau est agrégé d’histoire. Il enseigne l’histoire-géographie à l’École alsacienne depuis 1995, après avoir travaillé plusieurs années dans l’enseignement supérieur (Université Paris I). Il a longtemps donné des cours à Sciences Po et à l’Université de Paris III (UFR d’Études européennes). Il est spécialiste d’histoire des organisations internationales contemporaines, notamment de la Société des Nations (La Société des Nations, PUF, « Que-Sais-je ? », 2001. La Société des Nations. Vers un monde multilatéral (1919-1946), Presses Universitaires François Rabelais, 2017), mais aussi des femmes et les relations internationales, de la paix et les relations internationales (contributions récentes à Le laboratoire de la paix. Grandes figures françaises du multilatéralisme, MEAE et CTHS, 2022 et L’heure a sonné. Regards contemporains sur les écrits pacifistes d’Henri La Fontaine (1854-1943). Prix Nobel de la paix 1913, coédition de la Fondation Henri La Fontaine, et du Mundanuem, Mons, 2023), du ministère des Affaires étrangère français. Il a aussi contribué au Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des Femmes/Belin, 2013. Il a participé au documentaire René Cassin, une vie au service de l’homme de Aubin Hellot (2008). Outre l’histoire des relations internationales, il a collaboré à la revue L’École des lettres (1995-2005). Michel Marbeau a rédigé plus d’une centaine d’articles pour l’Encyclopaedia Universalis Junior (2007-2011). Michel Marbeau a aussi organisé 7 importants salons du livre à l’École alsacienne (2004-2023).
Lazar Moscovici, 910 jours à Auschwitz (édition 2022, augmentée de plus de 80 documents d’archives, 1937-1947)
Nouvelle édition de 910 jours à Auschwitz de Lazar Moscovici, témoignage de sa déportation à Auschwitz-Birkenau de juillet 1942 à janvier 1945.
Toujours annotée et commentée par l’historien Michel Laffitte, cette édition contient désormais la déposition de Lazar Moscovici au procès du négationniste Robert Faurisson d’octobre 1979, ainsi que son récit sur les derniers jours du poète et essayiste roumain Benjamin Fondane, qu’il tenta de soustraire à la sélection à l’infirmerie du camp. Enfin, cette nouvelle édition présente plus de quatre vingts documents d’archives de 1937 à 1947, reproduits et commentés, dont certains rarissimes et très révélateurs des pratiques de l’occupant et de la France de Vichy. La dernière partie du dossier documents est consacré à un aspect moins connu du grand public, le véritable parcours du combattant administratif des survivants étrangers pour obtenir la nationalité française ou, par exemple, faire reconnaître leurs diplômes validés avant la guerre.
Lazar Moscovici est né en 1914 à Falticeni, en Roumanie. En raison des mesures antisémites locales des années 30, il part pour la France, proverbiale terre d’asile et des droits de l’homme, où il rejoint ses deux frères aînés, pour y faire, comme eux, ses études de médecine. A la déclaration de guerre, il s’engage comme volontaire au titre de la Légion Etrangère pour participer à la défense de son pays d’adoption. Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1942, les trois frères Moscovici sont arrêtés dans un village du Maine-et-Loire par la Feldgendarmerie, à laquelle sont associés des gendarmes français. Le 20 juillet, ils font partie du convoi n°8 à destination d’Auschwitz-Birkenau. Lui seul reviendra. Lazar Moscovici est resté en France où il a exercé la médecine jusqu’en 1979. Il est mort en 1988.

